#2 Interview Georgina Reid

Cultivez
   l'amour

Bien qu’il existe un nombre incalculable de sites sur les plantes, il n’y en a aucun qui ne ressemble The Planthunter. Celui-ci met en exergue la riche histoire de liens et de respect qui existe entre personnes, culture, plantes et environnement. Il puise aussi bien son inspiration dans la culture et l’horticulture, dans l’art et la science, dans la beauté comme dans la botanique. La fondatrice Georgina Reid a adoré partager avec nous tout un tas d’histoires sur les liens qui nous unissent avec nos amis à feuilles_______.

The Planthunter

Magazine décalé de plantes
Par la fondatrice Georgina Reid
Basée en Australie
21,2 k Followers sur Instagram
Georgina, qui adore avoir les mains dans la terre, écrit également pour The Design Files et Belle Magazine
Dans les plantes, elle voit la beauté dans son expression la plus pure.

Sauver les mauvaises herbes

Georgina: «Les plantes ont fait partie de ma vie aussi longtemps que je me souvienne. Enfant, je suivais ma mère dans le jardin – pour l'aider dans le potager, arracher les mauvaises herbes dans notre jardin de fleurs, faire le compostage, etc. J’ai même commencé mon propre jardin de mauvaises herbes une fois – j’étais si triste d'avoir à les sortir des parterres que mon frère et moi avions décidé de les replanter dans leur propre platebande dédiée. Maman n'était pas très contente !»

Spotty Dotty

Georgina: «Les plantes en général me font penser à ma mère. Nous partageons l’amour pour tout ce qui est vert et sommes tous deux des horticulteurs entrainés. Mais je suppose que si je devais être plus précis, ce serait un gommier, un Eucalyptus ‘Little Spotty’. C'est une forme naine du gommier australien iconique et maman le cultive dans son jardin. Tout comme cet arbre, elle est assez petite et certains de ses amis l'appellent ‘Spotty Dotty’, car son deuxième prénom (qu'elle déteste !) est Dorothy. Chaque fois que j’entends parler de cette plante, cela me fait un peu sourire et me fait penser à elle.»

Observer ces feuilles d’un vert frais détend l'esprit

‘Près d'un vieil hôtel décrépit en Toscane, les collines étaient couvertes d'oliviers et de figuiers sauvages. Les figuiers portaient des fruits et j’ai rencontré ce charmant garçon écossais'

Savoir surprendre avec des végétaux

Georgina: «Le magasin de plantes que je préfère parmi tous, c’est Loose Leaf à Melbourne (même si je vis à Sydney). Charlie et Wona forment juste la plus belle paire de mains vertes qui existe et ils ont vraiment changé la façon dont les gens regardent et utilisent les plantes d'intérieur à Melbourne. Leur espace est aussi absolument incroyable. Ce sont les meilleurs !»

Idylle sous un figuier

Georgina: «Un de mes souvenirs végétaux les plus romantiques est lié aux figuiers. J’étais en vacances, il y a quelques années, et je venais de rompre avec un petit ami avec qui j’étais depuis longtemps. Je voyageais à travers l'Italie quand j’ai rencontré par hasard un garçon écossais à côté de la piscine d'un vieil hôtel décrépit en Toscane. Les montagnes étaient couvertes d'oliviers et de figuiers sauvages, qui portaient des fruits. J’ai mangé beaucoup de figues cette semaine-là. Et puis, je pense que je vais vous laisser imaginer la suite.»

L’étang du bonheur

Georgina: «Les plantes me font pleurer assez souvent ! Quand je vois un arbre en train d’être coupé, j’ai envie de pleurer (et je le fais souvent). Mais le souvenir le plus fort, c’est quand je suis allée au jardin de Monet, il y a quelques années. Je n'étais pas préparée à la beauté irrésistible de l'étang de nénuphar, ça m’a complètement décontenancé. C'était tout simplement incroyablement beau. Je me tenais là à regarder l'étang avec des larmes coulant sur mon visage. C'était l'une des plus belles choses que je n'avais jamais vues.»

La vie semble tellement plus douce après une promenade paisible dans un beau jardin

A la recherche des plantes

Georgina: «Sans plantes, il n'y aurait pas de vie humaine. Il y a peu de choses dans ce monde dont je suis sure, mais cela en est très certainement une. Nous avons besoin de plantes pour notre survie en tant qu'espèce. Leur importance est immense, mais bien trop souvent nous oublions de les voir - nous n’arrivons pas à comprendre les liens inextricables qui existent entre leur vie et la nôtre. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai commencé The Planthunter – pour explorer et célébrer ces connexions dans l'espoir de voir plus de gens prendre au sérieux les plantes et leur importance.»

Un plat persillé

Georgina: «Ma plante comestible préférée est le persil. C'est savoureux, polyvalent, ça relève chaque plat et c’est super facile à cultiver. Un de mes repas préférés du dimanche soir c’est des spaghettis avec du piment, de l'ail, de l'huile d'olive et du persil. Faire cuire les spaghettis al dente. Chauffer une généreuse quantité d'huile d'olive extra vierge dans une casserole, rajouter quelques gousses d'ail écrasé et du piment, faire sauter pendant une minute ou deux, puis mettre les spaghettis et une grosse poignée de persil finement haché. Assaisonner avec sel et poivre et garnir de parmesan finement râpé. Miam !»

Le chagrin des Calendulas

Georgina: «Les Calendulas symbolisent un moment triste dans ma vie. Ma grand-mère est décédée il y a quelques années. Elle était un jardinier hors pair et une énorme source d'inspiration pour moi. Quelques mois après sa mort, nous avons visité sa maison. C'était le printemps et le jardin était envahi en son absence. Les cerisiers étaient en fleurs et les calendulas avaient surgi dans les fissures du chemin - c’était tellement vivant. Et elle n'était pas là. Je pleurais - non seulement pour la douleur de son décès, mais aussi par émerveillement - la nature saura toujours grandir, évoluer, fleurir, indépendamment de nos courtes vies humaines, de nos constructions et nos idées de contrôle. Je trouve que c’est une grande leçon d'humilité. Maintenant, chaque fois que je vois des Calendulas, je pense à ma grand-mère.»

Compréhension

Georgina: «La meilleure astuce pour garder vos plantes fraîches et vertes est de ... comprendre votre plante ! Les plantes sont toutes différentes, comme les personnes - chacune a ses propres besoins et exigences pour être en bonne santé. Renseignez-vous sur votre plante - pour comprendre de combien de soleil, d'eau, d'engrais et d'air frais elle a besoin, et ensuite pour les lui apporter. Si vous comprenez votre plante, vous saurez exactement où la mettre ! Les cactus par exemple, aiment le plein soleil et peu d'eau. En cultiver un dans un coin ombragé de votre chambre à coucher et l’arroser tous les jours le rendra très triste. Mais quand vous en saurez plus sur les cactus et ce dont ils ont besoin pour survivre, vous le déplacerez (je l'espère) vers un balcon ensoleillé et chaud pour ne l’arroser que de temps en temps, et alors il sera heureux_______!»

Un apercu du site de @theplanthunter